Prendre soin de la santé de son cheval passe inévitablement par une bonne gestion du parasitisme interne. Les vers digestifs peuvent avoir des conséquences importantes sur l’état général de l’animal : amaigrissement, baisse de performances, troubles digestifs… D’où l’importance de mettre en place une stratégie de vermifugation adaptée. Mais alors, à quelle période vermifuger son cheval ? Voici les clés pour mieux comprendre.
Pourquoi vermifuger son cheval ?
Les chevaux sont naturellement exposés aux parasites internes, notamment via l’ingestion d’herbe contaminée. Ces parasites (strongles, ascaris, ténias, etc.) se développent dans le système digestif et peuvent provoquer des lésions plus ou moins graves.
Une vermifugation raisonnée permet :
- de préserver la santé du cheval,
- de limiter la contamination des pâtures,
- d’éviter le développement de résistances aux vermifuges.
Faut-il encore vermifuger systématiquement ?
Pendant longtemps, les vermifugations étaient administrées de manière systématique, généralement 3 à 4 fois par an. Aujourd’hui, cette approche évolue.
On privilégie désormais une gestion raisonnée, basée sur :
- des analyses de crottins (coproscopies),
- le mode de vie du cheval (pâture, box, rotation des parcelles),
- son âge et son état de santé.
Cette méthode permet de vermifuger uniquement lorsque c’est nécessaire, limitant ainsi les traitements inutiles.
Les périodes clés de vermifugation
Même avec une approche raisonnée, certaines périodes restent stratégiques.
Au printemps
Avec le retour à l’herbe, le risque de contamination augmente fortement. C’est une période propice au développement des parasites.
=> Objectif : limiter la contamination des pâtures dès le début de la saison.
En été
Selon les conditions climatiques (chaleur, humidité), la pression parasitaire peut varier. Une coproscopie est particulièrement utile à cette période pour ajuster le traitement.
=> Objectif : surveiller et intervenir uniquement si nécessaire.
À l’automne
C’est une période clé, notamment pour cibler certains parasites comme les ténias.
=> Objectif : préparer le cheval à l’hiver en réduisant la charge parasitaire.
En hiver
La pression parasitaire est généralement plus faible. Toutefois, une vermifugation peut être recommandée dans certains cas, notamment pour éliminer les larves enkystées.
=> Objectif : assainir l’organisme pendant la période de repos.
Adapter la vermifugation à chaque cheval
Tous les chevaux ne sont pas égaux face aux parasites. Certains excrètent beaucoup d’œufs (forts excréteurs), tandis que d’autres sont plus résistants.
Il est donc essentiel de prendre en compte :
- l’âge (les jeunes chevaux sont plus sensibles),
- le mode de vie (pâture collective ou individuelle),
- l’historique de santé.
Un suivi avec un vétérinaire permet d’établir un protocole personnalisé.
Bonnes pratiques pour limiter les parasites
La vermifugation ne fait pas tout. Voici quelques gestes simples pour réduire le risque :
- ramasser régulièrement les crottins dans les paddocks,
- éviter la surpopulation des pâtures,
- pratiquer la rotation des parcelles,
- alterner les espèces (chevaux / bovins si possible).
En conclusion
Il n’existe pas de calendrier universel pour vermifuger son cheval. La tendance actuelle est à une approche plus ciblée et raisonnée, basée sur l’observation et les analyses.
Vermifuger au bon moment, c’est protéger son cheval tout en préservant l’efficacité des traitements sur le long terme. Un équilibre essentiel pour une gestion durable de la santé équine.
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